hoax, hoaxes

De « Hocus Pocus ». Canular, rumeur virale.

En anglais, ce mot désigne toutes sortes de supercheries, et pas seulement en informatique. Qui n’a jamais reçu de lettre demandant de recopier le texte et de l’envoyer à ses amis ? Eh bien c’était déjà un hoax.

Si la plupart du temps les hoaxes se limitent à la simple blague de potache, certains sont franchement intéressés voire malveillants et ont pour but de récupérer des adresses électroniques pour enrichir des bases de données, qui seront revendues.

De plus en plus on croise des hoax à visée politique : le fils en prison pour meurtre de Christiane Taubira en est un des derniers exemples.

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algorithme

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Ce mot vient du nom latinisé du mathématicien perse Al Khawarizmi, considéré comme le père de l’algèbre.

Un algorithme est une série d’instructions à suivre pour parvenir à un résultat. Par exemple, une recette de cuisine est un algorithme : à partir des ingrédients il faut suivre la recette et on arrive au produit fini.

La plupart des algorithmes sont très jalousement gardés, par exemple chez Google, qui apporte plus de 500 modifications par an au sien.

Quant à celui, diabolique, de Candy Crush Saga, il est paramétré pour ne pas décourager le joueur. Et pour ceux qui craquent et achètent des vies ou des bonus pour passer au niveau supérieur, sachez que cette application rapporte à la société éditrice plus de 850 000 dollars par jour.

Alors, toujours accro ?

se + auto

Le pléonasme qui consiste à ajouter « auto » à un verbe transitif à la voix pronominale (en gros tous les verbes devant lesquels on peut ajouter « se » : se laver, se flageller, se mutiler, etc…) est de plus en plus présent dans nos lectures, surtout sur internet. Et de plus en plus insupportable.

Nous avons donc droit régulièrement aux repentis qui « s’autoflagellent », aux adolescentes qui « s’automutilent » ou aux journalistes qui « s’autocensurent ».

Vivement que cette mode s’autodétruise.

prendre une mesure draconienne

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Une mesure draconienne, c’est une mesure extrêmement sévère. L’expression vient de Dracon, un législateur grec du 7ème siècle avant JC, qui fut le premier à rédiger un code de lois qui concernait toutes les classes sociales.

Ces lois rigoureuses punissaient de mort (le plus souvent) ou de bannissement toutes les infractions, même mineures (meurtre comme vol à l’étalage). Si elles se justifiaient à l’époque en permettant la distinction entre meurtre prémédité et homicide involontaire et surtout en abolissant la vengeance privée, elles étaient tout de même jugées très dures.

On ne sait pas trop comment finit Dracon, mais la sévérité impitoyable de ses lois l’a fait entrer dans la légende.

bayer aux corneilles

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Aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu’il souhaitait « bayer aux corneilles ».

Même nos plus fameux auteurs (La Fontaine, Saint-Simon, Flaubert) se sont emmêlés les pinceaux en utilisant « bâiller » au lieu de « bayer ». Il faut dire que non seulement ces deux verbes sont homophones, mais ils ont un sens très proche. En effet, « bayer » vient de « béer » – garder la bouche ouverte – et « bâiller », je pense que l’on sait tous en gros ce que cela veut dire : « Prendre une grande inspiration involontaire en ouvrant la bouche ».

Et pourquoi la corneille me direz-vous. L’explication la plus plausible est que la corneille est un gibier sans valeur. Donc « bayer aux corneilles » signifierait « garder la bouche ouverte devant une chose sans intérêt ».

Pour corser l’affaire, il ne faut pas confondre « bâiller » et « bailler » (sans circonflexe sur le a), qui lui est un synonyme de « donner » et que l’on ne retrouve plus que dans certaines expressions comme « bailleur de fonds ».

épiphénomène

Voilà un mot à la mode qui est souvent utilisé comme synonyme de « phénomène sans importance ou local », alors que le sens véritable est « Phénomène accessoire qui accompagne le phénomène essentiel » (dictionnaire de l’Académie Française), c’est-à-dire qu’un épiphénomène est un phénomène secondaire. Par exemple : « Des manifestations anxieuses peuvent apparaître comme épiphénomène au cours de diverses maladies » est correct, l’anxiété étant considérée ici comme un phénomène secondaire à la maladie.

Par contre, comme on peut le lire dans le journal « la Croix » de ce jour, « cet épiphénomène de ventes d’églises est amené à progresser dans les prochaines années » est incorrect, la vente d’église n’étant pas ici un phénomène secondaire.

vintage

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Un autre néologisme qui fait fureur. Et pour un néologisme, c’en est un : différents allers-retours entre l’anglais et le français ont donné ce mot hybride.

L’origine vient du vin. Vintage est dérivé de vint(ner), lui-même emprunté de l’ancien français vinetier, « vigneron ». Vintage qualifie d’abord un porto d’une cuvée particulière ou d’un millésime particulier. (source : http://www.academie-francaise.fr/)

L’Académie Française propose de le remplacer par « d’époque » ou « des années xxxx ». Exemple : « Une voiture d’époque » au lieu de « Une voiture vintage ».
Par contre ça marche beaucoup moins bien pour « tu as vu ma petite robe d’époque », d’où la seconde proposition : « tu as vu ma petite robe des années 80 ».

Et comme m’a dit un jour ma fille (qui avait 6 ans) en rentrant de l’école  : « Ma copine, elle habite dans une maison qui date de l’époque ».

hashtag

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Celui-là j’adore le prononcer, et je ne suis pas la seule : les parents d’une petite américaine née en 2012 n’ont pas trouvé mieux comme prénom.

Né de la concaténation de « hash » (#) et « tag » (étiquette), ce néologisme est tellement réussi que le pâle remplaçant proposé par le Journal Officiel (mot-dièse) n’est pas près de le détrôner.

prosélytisme

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En voilà un qui me résiste ! Chaque fois que je le croise je dois partir à la recherche de sa définition, rien à faire, je n’imprime pas.

En fait, d’après Wikipedia, le prosélytisme désigne l’attitude de ceux qui cherchent à « susciter l’adhésion » d’un public, public susceptible de devenir alors, pour tout ou partie de ce public, des « prosélytes », c’est-à-dire de nouveaux adhérents à leur foi.

Mais alors quelle est la différence entre prosélytisme et propagande ? Il y en a une :
Le prosélyte doit transmettre des enseignements religieux, la propagande consiste à publier des informations stratégiques (souvent militaires).

Et la publicité dans tout ça ? Elle concernerait l’entreprise. Définition (partielle) Wikipedia : « ensemble des moyens utilisés pour faire connaître au public un produit, une entreprise industrielle ou commerciale ».

Donc pour résumer :

– Prosélytisme : religieux
– Propagande : militaire
– Publicité : commercial

Tout s’éclaire !